ARCHIVES EMILIE CHARMY
 
Emilie Charmy est née à Saint-Étienne en 1878, dans une famille propriétaire d’une fonderie locale. Elle devient orpheline à l’âge de cinq ans lorsque sa mère est morte. Son frère Jean devient donc son tuteur. En 1898, les deux quittent Saint-Etienne et s’installent à Lyon, où Charmy rencontre le peintre lyonnais Jacques Martin, qui repère en elle un talent précoce. Elle fréquente son atelier et devient son élève. Grâce à la modernité de son mentor, elle se forme dans un climat de liberté déjà éloigné de la tradition académique de son époque.
En 1903, Charmy et son frère déménagent à Saint-Cloud, près de Paris. Plus proche du milieu artistique parisien, elle expose pour la première fois au Salon des Indépendants. En 1905, l'oeuvre de Charmy est remarquée par la galeriste Berthe Weill, qui est devenue son amie. Chez Berthe Weill, Charmy a pu exposer ses oeuvres à plusieurs reprises jusqu'à 1923.
En 1910, Charmy s'installe dans un atelier au 54 rue de Bourgogne, à Paris.
L'artiste bénéficie d'une première exposition personnelle importante en 1911 à la galerie Eugène Druet,
entre 29 janvier et 11 février. Elle présente dans cette exposition quarante toiles, dont des paysages, natures mortes, des portraits et vingt-cinq aquarelles.
Entre 1911 et 1912, elle rencontre
le peintre George Bouche, avec qui elle séjourne l'été à Marnat (Auvergne). Bouche a choisit de s'installer six mois de l'année à Marnat où il peint de grands paysages à la limite de l'abstraction. Charmy découvre donc Marnat et poursuit sa recherche sur le paysage et l'autoportrait. Période des aplats de couleurs.
1914, Bouche est mobilisé pour la guerre et Charmy reste seule à Marnat. Avec George Bouche, Charmy a un fils en 1915, Edmond, qui est immédiatement envoyé chez une nourrice à Étampes. Pendant la guerre, elle est contraint de séjourner en Auvergne.
C'est en 1919, Charmy rencontre le comte Étienne de Jouvencel, qui l’a soutenu et a promu son travail. Il devient son principal collectionneur et saura communiquer son enthousiasme pour sa peinture au monde littéraire et artistique de l'époque.
Deux importantes expositions de Charmy ont eu lieu en 1921.
En juin, l'exposition personnelle "Toiles", organisée par le comte de Étienne de Jouvencel aux Galerie d'œuvres d'art, 50, rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris. Les textes du catalogue sont écrits par Louis Léon-Martin, Henri Béraud, Roland Dorgelès et Pierre Mac Orlan. L'exposition remporte un vif succès dans la presse. La deuxième exposition la même année à la galerie d'Art ancien et moderne à Paris, dont le catalogue est préfacé par l'écrivain Colette. Le texte est publié aussi dans Revue de Paris
Après la Libération, Charmy retourne à Paris et retrouve le grand atelier de la rue Bourgogne. Dans les années qui suivent, Charmy continue à peindre mais elle n'exposera plus guère, hormis chez Jeanne Castel en 1949 et 1952. Plus tard, une exposition personnelle en 1963 à la galerie Paul Pétridès à Paris.
Emilie Charmy décède en 1974 à Paris.



 
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